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" Etat des lieux et perspectives de développement de la simulation en santé" - Un dossier de la HAS réalisé par Pr. Jean-Claude Granry et le Dr Marie-Christine Moll
Les auteurs de cette mission font dans ce dossier un état des lieux des initiatives existantes au niveau national et international et formulent des propositions pour favoriser le déploiement de la simulation en santé dans le champ du développement professionnel continu (DPC).
La simulation en santé correspond « à l’utilisation d’un matériel, de la réalité virtuelle ou d’un patient standardisé pour reproduire des situations ou des environnements de soins, pour enseigner des procédures diagnostiques et thérapeutiques et permettre de répéter des processus, des concepts médicaux ou des prises de décision par un professionnel de santé ou une équipe de professionnels.»
Dans le prolongement de cette mission, la HAS met en place un groupe de travail chargé de définir des bonnes pratiques en matière de simulation (plateforme et programme). Les apports positifs de la simulation en santé dans la formation des professionnels de santé ont à nouveau été confirmés par une étude publiée en 2011 .
Les auteurs de ce dossier ont constaté : - une activité encore limitée mais en développement constant et une grande compétence des formateurs (praticiens hospitaliers et infirmiers) Ils constatent : - des moyens financiers faibles et d’origines éparses - un caractère encore "artisanal " - un manque d’organisation des ressources - une hétérogénéité des méthodes, des moyens et des tarifs de formation et un besoin de standardisation des pratiques
A l'issue du rapport, les auteurs du rapport font 10 propositions
1 - La formation par les méthodes de simulation en santé doit être intégrée dans tous les programmes d'enseignement des professionnels de santé à toutes les étapes de leur cursus (initial et continu). Un objectif éthique devrait être prioritaire : « jamais la première fois sur le patient ». 2 - L'importance de l'impact de la formation par la simulation sur les facteurs humains et le travail en équipe ainsi que son utilité dans la sécurité des soins doivent être largement étudiés. 3 - Une politique nationale doit permettre à la formation par la simulation d'être valorisée et dotée de manière adaptée. 4 - La formation initiale et continue par la simulation doit faire l'objet de coopérations entre les universités et les structures de soins ou les instituts de formation (publics ou privés). 5 - Les formateurs en matière de simulation doivent bénéficier d'une compétence réelle, validée par l'obtention de diplômes universitaires spécifiques. 6 - Chaque société savante doit identifier des programmes de formation par la simulation adaptés aux priorités de leur discipline. 7 - L'ensemble des ressources doit faire l'objet d'une mutualisation selon des critères validés (plates-formes équipées accessibles, banque de scénarios, programmes de DPC, etc.)
8 - Au niveau national ou régional, les accidents les plus graves ou les plus signifiants doivent faire l'objet de reconstitutions en simulation afin d'en analyser les causes et de prévenir leur répétition. 9 - La simulation peut être utilisée comme un outil de validation des compétences (ou de transfert de compétences) des professionnels au sein de structures « certifiées ». 10 - Les travaux de recherche sur la simulation en santé doivent faire l'objet d'une méthodologie rigoureuse et d'une collaboration en réseau.
Pour accéder au communiqué de presse sur le site de la HAS, cliquer ici
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Le site de la HAS, propose des vidéos interviews - du Pr J C Granry, CHU d’Angers - du Dr JF Thébaut, président de la Commission amélioration des pratiques professionnelles et de la sécurité des patients Pour visualiser ces vidéos, cliquer ici
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